Les trois lutins restèrent un long moment devant l’écran lumineux, fascinés par ce qu’ils découvraient. Le site semblait respirer doucement, comme s’il attendait qu’on le touche, qu’on l’explore, qu’on ose entrer dans son monde. Pipette fit glisser son doigt encore une fois, et de nouvelles pages apparurent, organisées comme des portes mystérieuses.
Il y avait des catégories aux noms étranges :
« Bonnets & Beanies », « Cagoules & Balaclavas », « Headbands », « Bien-être & Nuit ».
Des collections entières de tissus, de formes, de couleurs… tout cela rangé avec une précision qui aurait fait pâlir n’importe quel lutin archiviste.
« C’est… une boutique en ligne », souffla Pipette, impressionnée par cette architecture immatérielle.
« Une quoi ? » demanda Ludo, perplexe.
« Une boutique qui existe… sans murs », expliqua-t-elle doucement, comme si elle révélait un secret ancien.
Groubelin cligna des yeux.
« Ça veut dire qu’on peut y entrer comment ? Par la magie ? »
Ils continuèrent à explorer, leurs doigts glissant timidement sur l’écran. Et soudain, un bouton se mit à briller un peu plus que les autres.
Ajouter au panier.
Groubelin eut un mouvement de recul.
« Attends ! Si on clique dessus… on tombe dans un panier géant ?! »
Pipette leva les yeux au ciel avec douceur.
« Non, voyons… cela veut juste dire choisir quelque chose. C’est comme déposer un bonnet dans une petite corbeille. Rien de plus. »
Elle s’attarda alors sur l’image d’un bonnet rouge pailleté.
Il rappelait étrangement celui du Père Noël, mais quelque chose différait : il semblait moins magique, plus festif, plus humain. Pourtant, il émanait de lui une douceur chaleureuse, un éclat de lumière qui n’avait rien à envier aux ateliers du Pôle Nord.
Une idée se mit à scintiller dans l’esprit de Pipette, d’abord fragile comme une flamme, puis de plus en plus claire.
Et si Quello détenait la clé pour sauver Noël ?
Le Calendrier de Noël Quello continue demain, avec un chapitre où la magie et le monde des humains s’entremêlent un peu plus.



















