calendrier de Noël Quello - jour 16

✨ Jour 16 — La fenêtre italienne

Depuis qu’ils avaient mis la main sur les ear muffs, les lutins ne quittaient plus la table.
L’objet avait laissé dans l’atelier une sensation particulière : une paix douce, un silence chaud, comme si les humains savaient fabriquer de la tendresse avec leurs mains.

Ce matin-là, le portail s’illumina de nouveau.
Mais cette fois, ni or, ni blanc, ni rouge.
Il s’emplit d’une lumière d’ambre.
Une clarté chaude, couleur miel, qui ne ressemblait à aucune autre jusqu’ici.

Pipette s’approcha prudemment.
La Boussole Magique vibrait légèrement, signe que ce qu’ils allaient voir venait d’un endroit chargé de traditions anciennes.

L’image apparut alors :
une petite rue pavée, des lanternes suspendues comme des étoiles, des façades colorées, des fenêtres décorées de guirlandes de papier, et au-dessus d’une porte, une étoile lumineuse rouge et or.

Rudolf murmura :
— « Italie du Nord. Près des montagnes. Ils ont une façon de célébrer l’hiver qui ressemble à un murmure doux. »

Pipette s’émerveilla.
— « On dirait un conte… »

Groubelin désigna plusieurs petits marchés alignés sous les arcades.
— « Des artisans. Et là-bas… regarde. »

Sur une table, au milieu d’autres accessoires d’hiver, reposait un bonnet.
Pas un bonnet de fête ni un bonnet de neige extravagante.
Un bonnet élégant. En maille torsadée.
Sable, beige, crème… difficile à dire.
Simple, mais si beau qu’il semblait raconter l’hiver avec une seule couleur.

Ludo cligna des yeux.
— « On dirait que quelqu’un l’a tricoté… avec patience. »

Le bonnet vibra dans le halo, comme s’il savait qu’on le regardait.
Puis, comme les ear muffs avant lui, il franchit la frontière.
Il se posa délicatement sur la table, tout près de la petite bougie de Sainte Lucie.

Pipette le prit dans ses mains.
Il était doux comme un mot d’encouragement, solide comme une résolution, et chaud comme une présence humaine.

Rudolf s’approcha.
— « Les humains mettent tant d’amour dans leurs mains… Je sens dans ce bonnet une lumière calme. Une lumière qui pourrait nous aider à retrouver celle du Père Noël. »

La lumière italienne s’éteignit doucement,
laissant dans l’air un parfum de bois, d’orange et de chaleur humaine.

Retour au blog

Laisser un commentaire